👋 DĂ©part de 50% des effectifs

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Mars 2019. Premier Ă©change avec Sylvain en visio, sĂ»rement via Skype. Zoom n’existe pas encore, le monde d’aprĂšs non plus. Alors que je lui demande si je peux faire un stage de quelques mois avec lui pendant mon annĂ©e de cĂ©sure, il me rĂ©pond avec une moue dubitative qu’on peut essayer, mais qu’il va falloir que je sois trĂšs autonome. Juste aprĂšs ce premier Ă©change, assise dans un cafĂ© colorĂ© et confortable Ă  Guadalajara, au Mexique, je fabule sur ce stage, espĂ©rant que peut-ĂȘtre, cette collaboration sera fructueuse et qu’elle durera plus longtemps.

Cela fait 4 ans que j’ai mis “le pied dans la porte”, comme dit Sylvain. En 4 ans, j’ai gribouillĂ© plus de 25 carnets, d’abord annotĂ©s d’acronymes incomprĂ©hensibles qui regorgent dans le monde de l’urbanisme. Ces sigles, je faisais semblant de les comprendre, puis allais les checker sur Google le soir. Ils ont petit Ă  petit fait place aux to-do-list Ă  n’en plus finir. Entre deux tisanes, environ 140 newsletters ont Ă©tĂ© programmĂ©es le mardi soir, parfois le mercredi Ă  9h59, quand Sylvain n’avait pas d’inspiration pour son Ă©dito. Plus de 80 podcasts ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s, avec toujours la mĂȘme ligne Ă©ditoriale : interviewer des gens sympas. S’ajoutent quelques Ă©ditos et articles, mais surtout un paquet consĂ©quent d’entretiens reformulĂ©s. Et bien sĂ»r, la participation Ă  36 missions de dixit, de la transformation de sites au conseil aux organisations sur la sobriĂ©tĂ© fonciĂšre (analyser des PLU et des PPRI sans s'arracher les cheveux...). C’est d’ailleurs souvent sur le chemin, en voiture ou en train, que j’ai lu un nombre incalculable d’articles et de livres, pour alimenter la vieille de cette newsletter. Enfin, pour finir cette liste Ă  la PrĂ©vert, les deux derniĂšres annĂ©es ont Ă©tĂ© rythmĂ©es par une flanquĂ©e d’animation et de formation Ă  la Fresque de la ville, jeu que nous avons crĂ©Ă© pendant le confinement.

Je crois sincĂšrement que je n’aurais pu rĂȘver mieux comme premier travail. J’ai dĂ©couvert le territoire français avec de nouvelles lunettes, j’ai rencontrĂ© Ă©normĂ©ment de faiseur·ses de ville motivants et inspirants. Je les remercie chaleureusement d’avoir partagĂ© leurs expĂ©riences, leurs convictions, comme leurs nĂ©cessaires doutes. Au grĂ© de nos missions, de nombreux·ses professionnel·les sont intervenu·es, ce qui m’a permit de toucher du bout du doigt d’autres domaines d’expertise. Je pense tout particuliĂšrement Ă  MarlĂšne et Ă  Maryse. Merci pour m’avoir apportĂ© d’autres points de vue, mais surtout merci pour les aventures en Sarthe et en Mayenne !

Sylvain, merci. Merci de m’avoir fait confiance si rapidement, merci de m’avoir partagĂ© les dessous d’une entreprise, merci d’avoir Ă©tĂ© un mentor pour mes premiĂšres annĂ©es professionnelles. Et non, je ne t’abandonne pas, je sais bien qu’on continuera Ă  travailler ensemble. N’est-ce pas ce que tu m’as appris sur la collaboration en rĂ©seau ? Je garde notamment en tĂȘte nos longues discussions, oĂč tu prenais le luxe d’appuyer sur le frein, afin de rassembler des Ă©lĂ©ments, tirĂ©s de nos rencontres et de nos recherches. Plusieurs projets ambitieux sont nĂ©s de ces griffonnages sur le tableau velleda, nos rĂ©flexions boostĂ©es Ă  la tisane aux fruits rouges. Je crois que cette capacitĂ© Ă  faire une pause est un luxe nĂ©cessaire qu’il me faudra conserver prĂ©cieusement.

Merci Ă  vous enfin, d’avoir suivi assidument cette newsletter, qui se poursuis encore tous les mercredis ! Elle sera peut-ĂȘtre simplement en retard
 En septembre, je dĂ©bute dans une nouvelle structure, en continuant de porter les enjeux de rĂ©silience territoriale et de le redirection Ă©cologique. A bientĂŽt donc, sous d’autres formes !

— FrĂ©dĂ©rique Triballeau (Linkedin)

PS : Un podcast sort aussi cette semaine ! Il s’agit de Vincent Cottet, Paysagiste-urbaniste, associĂ© chez Richez AssociĂ©s, qui nous raconte le projet Rue Commune, un guide permettant de transformer la rue mĂ©tropolitaine ordinaire.

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📅 Du 5 au 7 juillet, 13Ăšme Ă©dition des assises nationales de la biodiversitĂ© Ă  Marseille ou en visio. Le programme est riche, avec un focus notamment sur le concept de “One Helth”, mais aussi sur la biodiversitĂ© marine et l’artificialisation des sols. (idealCo)

đŸ–ïž Infographies. 11 infographies sur les limites planĂ©taires, pour bien comprendre leurs enjeux, mais aussi des propositions de pistes d’action, de façon plus imagĂ©e et plus ludique qu’un gros rapport qu’on ne lit jamais (ou vraiment pas souvent). Elles Ă©voquent le rĂ©chauffement climatique, bien sĂ»r, mais surtout des sujets moins connus : la perturbation du cycle du phosphore, l’acidification des ocĂ©ans ou la pollution atmosphĂ©rique en aĂ©rosols, par exemple. (MillĂ©naire 3)

đŸ’„ InsĂ©curitĂ©s globales. Le thĂšme du nuclĂ©aire de cet article n’est finalement qu’un prĂ©texte pour parler plus largement des risques mondiaux et de cette nouvelle Ăšre qu’on pourrait qualifier de “globocide”. Cette fracture causĂ©e par l’usage de la bombe nuclĂ©aire au milieu du XXĂšme siĂšcle n’aurait pas Ă©tĂ© comprise par les courants politiques Ă©cologistes. La pensĂ©e de Bruno Villaba, politologue, propose de faire un pas de cĂŽtĂ© vis Ă  vis des alternatives locales en remettant le systĂšme monde dans la balance. Il y a une obligation vitale de se confronter Ă  ce qui existe dĂ©jĂ , Ă  ces hĂ©ritages vus comme des “ruines irrĂ©versibles” et aux responsabilitĂ©s qu’elles incombent. (Ecole urbaine de Lyon)

📖 Les penseurs de l’écologie, Collectif (L’OBS et Les Liens qui libĂšrent, 2023). Un ouvrage au style simple et aux articles courts retraçant le parcours, avec quelques dates et notions clĂ©s, de 21 penseurs et penseuses de l’écologie, bien que ce mot puisse ĂȘtre anachronique dans certains cas. On y croise d’abord Saint François et Rousseau, en passant par RenĂ© Dumont, Françoise D’Eaubonne, jusqu’à Pablo Servigne et Greta Thunberg. La sĂ©lection est trĂšs europĂ©enne, mais pour celles et ceux qui aiment connaĂźtre d’oĂč viennent les concepts et les ruptures de la pensĂ©e Ă©cologique moderne occidentale, c’est un bon rĂ©sumĂ©.

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) tous les mots d’ordre sont bons Ă  prendre, tous les chemins Ă  explorer : la cohabitation avec le vivant proposĂ©e par les disciples de Latour ; l’environnementalisme des pauvres thĂ©orisĂ© par les penseurs dĂ©coloniaux ; les petits gestes, façon “colibri”, vantĂ©s par Pierre Rabhi ; la convergence des luttes sociales, puisque l’on sait dĂ©sormais que plus on est riche, plus on pollue ; l’attribution des droits aux entitĂ©s naturelles ; l’écofĂ©minisme ; le vĂ©ganisme
 Autant de tentatives de “relocaliser le global”, comme dit Bruno Latour.

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