Après les Trente Glorieuses et les Trente Insouciantes, Sylvain Grisot nomme « Trente Turbulentes » les trois décennies qui nous séparent du milieu du siècle : une période où nos villes doivent apprendre à s'adapter à un climat bouleversé, tout en réduisant drastiquement leur empreinte sur les ressources et le vivant.
Dans Redirection urbaine (Éditions Apogée, collection Transitions Urbaines), il documente six grands chantiers de cette adaptation — la canopée, le temps, le bâti, l'espace urbain, le foncier et le territoire — à partir d'une centaine de visites et de témoignages recueillis à Paris, Montréal, Bruxelles, Amsterdam, Rennes, Grenoble, Bordeaux, Lyon, Poitiers, Gatineau et ailleurs. Un septième texte, « Engager la redirection », en tire une méthode commune : renoncement, consentement, appropriation, coopération.
Cette page rassemble une synthèse de chacun de ces chantiers, avec ses exemples et ses chiffres clés. Elle ne remplace pas le livre — elle en donne un aperçu, et y renvoie pour aller plus loin.